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Vaccination

En décembre, la Belgique a commencé à vacciner contre le coronavirus. La vaccination est volontaire et gratuite pour chaque citoyen.

Vaccination en Belgique: le plan par étapes

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Vaccination en Belgique: le plan par étapes

La vaccination, c’est quoi ?

    Pourquoi devrais-je me faire vacciner ?
    • Il est recommandé qu’au moins 70 % des Belges se fassent vacciner pour atteindre une efficacité vaccinale optimale dans la population et espérer qu’une immunité de groupe soit ainsi générée. L’immunité de groupe signifie qu’un groupe suffisamment important de personnes a développé une résistance au virus, rendant sa circulation difficile, voire impossible. De cette manière, le virus n’aura plus la possibilité de se propager en masse et de provoquer une grave épidémie avec les mesures de confinement qui l’accompagnent. Et cela protégera également les personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin (ex. femmes enceintes, patients atteints de cancer suivant un traitement lourd ou personnes avec des antécédents allergiques sévères (de type réaction anaphylactique).
    • Si, en revanche, peu de personnes se font vacciner, le virus continuera à se propager et l’immunité de groupe deviendra très difficile. En conséquence, davantage de personnes risqueront d’être infectées. Et cela provoquera une nouvelle épidémie, imposant de mettre en place des mesures de confinement.
    • Plus vite nous augmenterons le taux de vaccination , plus vite les mesures pourront être assouplies. Car une personne infectée, mais vaccinée contaminera moins d’autres personnes.
    • Cela ne signifie cependant pas que tout sera à nouveau possible lors du lancement de la vaccination. Un assouplissement ne pourra se faire que par étape, car tout le monde ne pourra pas être vacciné en même temps, mais en différentes phases, déterminées par les autorités. Tant qu’un grand nombre de personnes restent sensibles au virus, il y a un risque sérieux de nouvelles vagues et les mesures doivent donc être respectées.
    • Nous visons donc une immunité de groupe par le biais du vaccin, étape par étape. Mais il est toutefois recommandé de rester conscient qu’il y a toujours un risque de flambées locales.
    • De plus, une infection par COVID-19 n’est pas sans risque pour les jeunes en bonne santé. Nous avons vu que même des personnes en bonne santé peuvent tomber gravement malades à cause du virus et souffrir de plaintes à long terme comme des lésions pulmonaires.
    Qu'est-ce qu'un vaccin et comment fonctionne-t-il ?
    • Un vaccin contre une infection virale est constitué d’une particule de ce virus. Lorsque l’on vaccine les gens, on introduit la particule du virus dans le corps humain, généralement par une injection (on pense ici aux vaccins que l’on administre habituellement aux enfants contre le virus de l’hépatite B, etc.). De cette façon, notre corps produit des anticorps contre le virus dont la particule a été injectée.
    • C’est ainsi que les vaccins développent le système immunitaire. Lorsque le vaccin est administré, le corps croit que vous êtes porteur du virus. Ce qui donne lieu à la production d’anticorps. Le corps et le système immunitaire sont ainsi préparés à l’éventualité d’une attaque du virus.
    • L’avantage de la vaccination est que l’on ne développe pas la maladie et que l’on ne court donc pas le risque de complications parfois graves, voire mortelles, qui surviendraient.
    • En théorie, tous les vaccins COVID-19 fonctionnent à peu près selon le même principe, mais il existe de grandes différences dans la façon dont ils sont formulés. Ils ont toutefois un point commun : ils vont tous développer le système immunitaire.
    Quels vaccins contre la COVID-19 sont disponibles aujourd'hui ?
    • Il est très important de savoir qu’aucun vaccin ne sera administré en Europe qui n’aura pas été soumis au contrôle strict de l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’EMA effectue des contrôles très stricts sur tous les médicaments administrés en Europe. Il en va de même pour les vaccins. Ces contrôles stricts portent sur la sécurité du vaccin, sur son efficacité (fonctionne-t-il vraiment ?) et sur sa qualité. Si toutes les données relatives aux vaccins sont conformes au contrôle strict, une décision de la Commission européenne suivra et ces vaccins pourront être administrés dans notre pays.
    • Le 21 décembre 2020, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a émis un avis positif sur le vaccin biontech/Pfizer, et il a ensuite été approuvé par la Commission Européenne. Le 28 décembre, le vaccin a été administré pour la première fois dans trois maisons de repos belges (Puurs, Bruxelles et Mons). À partir du 5 janvier, la vaccination s’est entendue à toutes les maisons de repos et à tous les hôpitaux belges. Le 6 janvier, le vaccin Moderna a reçu le feu vert de la Commission Européenne, et les livraisons ont pu commencer dans notre pays. D’autres vaccins candidats seront examinés ultérieurement, notamment ceux d’Astra Zeneca/Oxford, de Johnson & Johnson et de Curevac.
    La vaccination contre la COVID-19 sera-t-elle obligatoire ?
    • Non. Comme pour la plupart des vaccins dans notre pays, la vaccination contre la COVID-19 sera entièrement volontaire
    • La vaccination sera gratuite en Belgique.
    Dois-je me faire vacciner contre la COVID-19 chaque année ?
    • Malheureusement, aucune réponse concrète ne peut encore être donnée aujourd’hui. La question est toujours à l’étude.
    • La durée de la protection sera étudiée dans les études de la phase 3 sur les volontaires vaccinés et dans la pratique.
    Combien de doses du vaccin dois-je recevoir ?
    La plupart des vaccins déjà approuvés (Pfizer) ou proposés aujourd’hui pour approbation par l’Agence européenne des médicaments (AstraZeneca/Oxford, Moderna et Curevac) comportent deux doses administrées à plusieurs semaines d’intervalle (3 semaines pour le vaccin Pfizer et 4 semaines pour les autres).
    Dois-je quand même me faire vacciner si j'ai déjà eu la COVID-19 ?
    • On ne peut pas confirmer aujourd’hui qu’une personne qui a déjà été en contact avec la COVID-19 reste immunisée contre la maladie, et pendant combien de temps. Des réinfections ont malheureusement été signalées. Il est en outre pratiquement impossible de vérifier pour chaque personne si elle possède des anticorps contre la COVID-19, et si une vaccination est donc recommandée.
    • La vaccination n’est pas une obligation, mais elle permet de se protéger et de protéger les autres. Les vaccins développent le système immunitaire des personnes en bonne santé au cas où la maladie frapperait réellement ou à nouveau.
    Où puis-je trouver tous les détails sur l'efficacité et les effets secondaires du vaccin ?
    Dès que le vaccin sera commercialisé en Europe, et donc approuvé par l’Agence européenne des médicaments, la notice sera développée pour le grand public (dans l’emballage du vaccin) ainsi qu’une notice dite scientifique destinée, par exemple, aux médecins. Ce qui a entre-temps été fait pour le vaccin COVID-19 Pfizer. L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) publiera ces notices sur son site web (www.fagg-afmps.be) dès qu’elles seront disponibles dans les trois langues nationales et dans plusieurs autres langues. Vous pouvez signaler toute réaction indésirable au vaccin via https://www.afmps.be/fr/effet_indesirable
    Puis-je encore avoir la COVID-19 après avoir été vacciné ?
    Étant donné que l’on ne vérifie pas au moment de la vaccination si une personne a déjà été infectée, il est donc possible que l’infection se manifeste peu de temps après la première vaccination. Cela est dû au fait que la personne vaccinée était déjà infectée au moment de la vaccination, mais ne présentait aucun symptôme. En outre, comme pour les autres vaccins, il faut environ 14 jours avant que notre système immunitaire soit suffisamment stimulé par le premier vaccin. Si nous sommes exposés au virus peu de temps après la première vaccination, l’infection peut quand même se produire.
    Que se passe-t-il après la vaccination ? Dois-je quand même respecter les mesures de protection ?
    • Après une vaccination, il faut 10 à 14 jours avant que l’organisme commence à produire des anticorps. Deux semaines après la première vaccination, la résistance s’élève à environ 90 %, elle progressera à 95 % après la deuxième vaccination. Dans l’intervalle, il est très important de continuer à respecter les mesures de protection (distance, port du masque, lavage des mains, aération suffisante des pièces, etc.).
    • Même les personnes entièrement vaccinées doivent continuer à respecter les mesures. Cela prendra du temps avant qu’un nombre suffisant de personnes soient vaccinées et que l’on atteigne ainsi une immunité de groupe.

Le vaccin est-il sûr ?

    Quelles sont les différences entre les vaccins ?

    Les scientifiques ont mis au point différents types de vaccins contre la COVID-19. Tous ces vaccins visent à apprendre à notre système immunitaire à combattre le coronavirus de manière sûre et à développer notre système immunitaire. Le corps est ainsi préparé dans le cas d’une réelle attaque du virus.

    Différents types de vaccins potentiels contre la COVID-19 sont en cours de développement

    1. ** Les vaccins à virus inactivés ou atténués** qui utilisent une forme du virus qui a été inactivée ou atténuée de sorte qu’elle ne provoque pas la maladie, mais génère quand même une réponse immunitaire.
    2. ** Les vaccins à base de protéines**, qui utilisent des fragments inoffensifs de protéines ou des enveloppes protéiques imitant le virus COVID-19 pour générer une réponse immunitaire en toute sécurité.
    3. Les vaccins à vecteur viral, qui utilisent un virus qui a été génétiquement modifié de manière à ne pas provoquer de maladie, mais qui produit des protéines de coronavirus pour générer une réponse immunitaire en toute sécurité.
    4. Les vaccins à ARN et à ADN, une approche avancée qui utilise de l’ARN ou de l’ADN génétiquement modifié pour générer une protéine qui induit elle-même une réponse immunitaire en toute sécurité.
    Quels vaccins la Belgique a-t-elle achetés ?
    Le 21 décembre 2020, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a émis un avis positif sur le vaccin biontech/Pfizer, et il a ensuite été approuvé par la Commission Européenne. Le 28 décembre, le vaccin a été administré pour la première fois dans trois maisons de repos belges (Puurs, Bruxelles et Mons). À partir du 5 janvier, la vaccination s’est entendue à toutes les maisons de repos et à tous les hôpitaux belges. Le 6 janvier, le vaccin Moderna a reçu le feu vert de la Commission Européenne, et les livraisons ont pu commencer dans notre pays. D’autres vaccins candidats seront examinés ultérieurement, notamment ceux d’Astra Zeneca/Oxford, de Johnson & Johnson et de Curevac.
    Le vaccin contre le coronavirus est-il sûr, compte tenu de son développement rapide ?

    Les vaccins COVID-19 sont développés selon les mêmes exigences réglementaires strictes en matière de qualité, de sécurité et d’efficacité pharmaceutiques que les autres médicaments. Si le vaccin peut être développé aussi rapidement, c’est parce que toutes les parties concernées dans le monde (producteurs, chercheurs et gouvernements) lui ont conjointement accordé leur totale priorité.

    Les différentes étapes du développement du vaccin sont :

    1. Dans une première phase, le développeur soumet son vaccin à des tests rigoureux. C’est là que la qualité du vaccin est contrôlée, plus précisément sa pureté, ses ingrédients et son processus de production.
    2. Une évaluation scientifique est ensuite réalisée par les autorités de régulation. Il s’agit de l’Agence européenne des médicaments (EMA) et d’autres régulateurs dans les pays de l’UE/EEE.
    3. Ensuite, l’efficacité du vaccin est testée par le développeur. Cela se fait au moyen de recherches en laboratoire.
    4. Si tout se passe comme prévu, les vaccins sont testés sur des volontaires humains. Cette étape se déroule en 3 phases d’essais cliniques, avec un nombre de participants toujours croissant. Ce programme d’essai doit être réalisé conformément aux procédures et protocoles établis par les autorités de réglementation. Il est également approuvé dans chaque cas par une Commission d’éthique médicale.
    5. À la fin du programme d’essai, le développeur soumet les résultats à l’Agence européenne des médicaments (EMA). En fin de compte, l’approbation ne sera accordée que si l’EMA reçoit des preuves scientifiques solides que les avantages des vaccins l’emportent sur les risques.
    Pourquoi la mise au point d'un vaccin sûr, exploitable et de haute qualité peut-elle être plus rapide aujourd'hui ?

    Ce qui est différent pour les vaccins COVID-19, c’est que le développement et l’éventuelle approbation d’un vaccin à tous les niveaux sont prioritaires en raison de l’urgence de santé publique, ce qui explique la rapidité.

    • Production : Les fabricants eux-mêmes font se dérouler en parallèle les différentes phases de développement des vaccins : ainsi les études de la phase 3 peuvent commencer en parallèle à celles de la phase 2. Cela ne signifie pas que les vaccins soient moins sûrs, car toutes les phases doivent être correctement réalisées. Comme tous les médicaments, les vaccins COVID-19 sont testés en laboratoire et dans le cadre d’études précliniques et cliniques (phases 1, 2 et 3). Bien entendu, les mêmes exigences strictes restent d’application à chaque étape, comme pour tous les autres médicaments. Ils sont également testés sur un large groupe cible.
    • Approbation : L’Agence européenne des médicaments (EMA) a mis en place un groupe d’experts chargé de donner la priorité aux procédures d’évaluation COVID-19. De cette manière, les demandes des entreprises sont évaluées rapidement garantissant, en même temps, un avis scientifique solide.
    • Au niveau mondial : En raison de la situation d’urgence de la pandémie de COVID-19, les vaccins COVID-19 sont développés dans le monde entier avec une priorité absolue.
    • Une expérience et des connaissances étendues : la mise au point de vaccins contre la COVID-19 est également accélérée par les connaissances acquises ces dernières années dans le développement de vaccins contre d’autres SRAS/coronavirus. Par exemple, certaines entreprises ou instituts de recherche se basent sur des constructions existantes pour fabriquer leur vaccin.
    • Davantage de moyens : en outre, davantage de moyens sont mobilisés et mis en commun alors que dans un développement normal, ils sont répartis sur une plus longue période (tant par les entreprises pharmaceutiques que par les autorités compétentes).

    Le processus de développement et d’approbation des vaccins COVID-19 est donc surtout plus efficace. L’évaluation ne supprime aucune étape importante et ces vaccins doivent répondre aux mêmes exigences que tous les autres vaccins. Ce n’est que lorsqu’il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr, qu’un avis positif est donné pour son enregistrement.

    Il s'est développé si rapidement, connaît-on les effets secondaires à long terme ?
    • Tout d’abord, il est important de savoir qu’un vaccin n’est approuvé que si son efficacité, sa qualité et sa sécurité ont été suffisamment démontrées. C’est pourquoi la phase 3 des essais cliniques est si importante.
    • Lors des essais cliniques, le vaccin est testé en plusieurs phases sur de grands groupes de personnes, dans la phase finale (3) souvent sur des dizaines de milliers de personnes. Pour un vaccin contre le coronavirus, ce nombre est beaucoup plus important que pour la plupart des autres vaccins, entre 30 000 et 60 000 personnes. Grâce à ces études, nous pouvons voir si et quels sont les effets secondaires possibles. La plupart des effets secondaires apparaissent dans les six semaines suivant la vaccination. Ceux-ci sont alors repris lors des essais cliniques.
    • Le risque d’effets secondaires graves après l’approbation du vaccin est donc faible. Mais on ne peut jamais l’exclure complètement. Cela s’applique non seulement au vaccin contre le coronavirus, mais aussi à tous les vaccins et médicaments. C’est pourquoi, même après l’approbation, nous continuons à surveiller le vaccin.
    • Un système de surveillance européen spécial a été mis en place pour le vaccin contre le coronavirus. Nous pouvons donc intervenir rapidement si nécessaire.
    Et s'il y a quand même des effets secondaires ?
    • Après l’approbation d’un vaccin, l’Agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS) continue à surveiller le vaccin, et suit de près les études. Tout comme cela se fait pour les médicaments ou autres vaccins. Parce que chaque médicament ou vaccin a des effets secondaires. La plupart sont souvent bénins ou de courte durée.
    • Un système de surveillance européen spécial a été mis en place pour le vaccin contre le coronavirus. Nous pouvons donc intervenir rapidement si nécessaire.
    • Après la vaccination, peut-on ressentir des effets secondaires mentionnés ou non sur la notice ? Dans ce cas, il faut les signaler à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Des experts de l’AFMPS évaluent ces effets secondaires. Leurs résultats sont également partagés dans le monde entier. En compilant les données à grande échelle, tout signal éventuel est détecté plus rapidement.
    • Un effet secondaire rare se produit ou la qualité d’un médicament ou d’un vaccin se détériore ? L’AFMPS évalue cette situation et prend les mesures qui s’imposent. Par exemple, en adaptant la notice ou en alertant les prestataires de soins de santé. Dans les cas extrêmes, le médicament ou le vaccin est retiré du marché.
    • Vous pouvez signaler toute réaction indésirable au vaccin via https://www.afmps.be/fr/effet_indesirable
    Certains vaccins modifient-ils votre ADN ?
    • Non. Un vaccin à ARNm ne modifie pas l’ADN, mais introduit dans l’organisme une variante inoffensive ayant le même code génétique (ARNm) que le virus, pour que l’organisme puisse lire le code et créer des protéines virales. De cette façon, le système immunitaire peut produire des anticorps contre le virus et le corps peut réagir rapidement lorsqu’il entre réellement en contact avec le virus.
    • La variante avec le code génétique contenue dans le vaccin ne peut pas fusionner avec le génome de l’hôte, votre ADN. Il est en fait converti dans une cellule de votre corps en une protéine : les protéines Spike. Les morceaux de cette protéine deviennent visibles pour les cellules immunitaires de votre corps, qui produisent alors des anticorps qui vont reconnaître le virus. Finalement, le vaccin est à nouveau décomposé naturellement par votre corps. Cela ne modifie donc rien à votre ADN.
    Le vaccin me protégera-t-il encore si le virus mute ?
    • En général, les virus mutent. Cela signifie que le matériel génétique du virus change. Cela se produit à des vitesses différentes pour différents virus. Les mutations n’affectent pas nécessairement l’efficacité du vaccin contre le virus.
    • Certains vaccins restent efficaces pendant de nombreuses années après leur mise au point et offrent une protection à long terme, comme les vaccins contre la rougeole ou la rubéole. En revanche, les souches de virus pour des maladies telles que la grippe changent et la composition du vaccin doit être mise à jour chaque année pour être efficace.
    • La communauté scientifique et les autorités de réglementation surveillent si le coronavirus évolue au fil du temps et si les vaccins peuvent protéger les personnes contre l’infection par de nouvelles variantes.
    • S’il s’avère qu’il faut procéder à des ajustements, la science apportera une réponse à cette question, comme nous le savons pour d’autres virus et comme nous nous y sommes également adaptés.
    Est-ce sans danger si je suis enceinte ?
    • Les données disponibles aujourd’hui sont insuffisantes pour pouvoir se prononcer sur la sécurité des vaccins pendant la grossesse. Il est donc recommandé de ne pas administrer de vaccin pendant la grossesse. Si vous souhaitez une grossesse dans les prochains mois, il est également déconseillé de se faire administrer la première dose du vaccin.
    • Pour les femmes en âge de procréer, il est recommandé, en cas de désir de grossesse, de ne pas tomber enceinte avant 2 mois après la 2° vaccination.
    • Si vous découvrez que vous êtes enceinte après avoir commencé la vaccination, la grossesse sera prioritaire et vous ne recevrez pas la deuxième dose. L’allaitement maternel est également prioritaire et la vaccination sera reportée jusqu’à l’arrêt de l’allaitement.
    Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?
    Les études sur le vaccin COVID-19 viennent seulement de commencer chez les enfants et il existe donc très peu de données sur la sécurité et l’immunogénicité (la capacité à produire des anticorps) dans ce groupe. C’est pourquoi les vaccins COVID-19 ne sont actuellement pas systématiquement recommandés pour les enfants et les adolescents de moins de 16 ans (pour le vaccin Pfizer).
    Devez-vous être vacciné si vous avez développé la COVID-19 et/ou si vous êtes séropositif ?
    • On ne peut pas confirmer aujourd’hui qu’une personne qui a déjà été en contact avec la COVID-19 reste immunisée contre la maladie.
    • Des réinfections ont malheureusement été signalées et il n’est pas possible de dire aujourd’hui si et combien de temps on reste immunisé si on a été malade.
    • La vaccination n’est pas une obligation, mais elle permet de se protéger et de protéger les autres Les vaccins développent le système immunitaire au cas où la maladie frapperait réellement ou à nouveau. De cette façon, le corps et le système immunitaire sont préparés à l’éventualité d’une (nouvelle) attaque du virus.
    • Il est également pratiquement impossible de savoir, avant le lancement de la vaccination, si chaque personne possède, dans son sang, des anticorps contre la COVID-19.
    • La phase 3 des essais cliniques inclut de larges groupes cibles, dont des personnes séropositives. Des analyses des différents groupes seront proposées et évaluées en détail par les instances de régulation.
    • Dans la phase 3 des essais de Pfizer et Moderna, des personnes positives à la COVID-19 ont également été incluses, avec un profil d’effets secondaires comparable à celui de participants négatifs à la COVID-19.
    Je suis malade chronique, comment puis-je savoir si je suis éligible pour la vaccination ?
    Dans la phase 3 des études cliniques, les résultats de plusieurs patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladie pulmonaire, etc.) ont été analysés. L’analyse de ces groupes nous permettra de répondre plus précisément par la suite. Mais il faut toujours effectuer une analyse individuelle des avantages et des risques pour chaque patient. (zou ik weglaten) Un peu moins de 50 % des participants à la phase 3 de l’étude Pfizer COVID19 avaient un facteur de comorbidité. Dans ce groupe, les effets secondaires et l’efficacité (à l’exception de patients atteints de cancer) étaient très similaires à ceux des participants sans comorbidité. Il faut souligner que les maladies chroniques ne sont pas toutes représentées dans les études cliniques.

Qui reçoit le vaccin et quand ?

    Y aura-t-il suffisamment de vaccins pour tout le monde ?
    • Les vaccins seront produits en continu et leur quantité disponible augmentera à mesure qu’ils seront livrés. Il y aura suffisamment de vaccins pour tout le monde, avec une répartition dans le temps.
    • En attendant leur production en grandes quantités, plusieurs mesures doivent être prévues pour protéger au mieux les groupes les plus vulnérables et augmenter progressivement l’immunité individuelle.
    Le vaccin sera-t-il immédiatement disponible pour tout le monde ?
    • Non. Les vaccins seront produits en continu et leur quantité disponible augmentera à mesure qu’ils seront livrés. En prévision de leur production en grandes quantités, plusieurs mesures doivent être prévues pour protéger au mieux les groupes les plus vulnérables et accroître progressivement l’immunité individuelle. (Lire plus loin la question 4 : « Quels sont les groupes prioritaires ? »)
    • Il est actuellement difficile de donner un calendrier précis pour la distribution de ces vaccins. Il est donc crucial que le vaccin soit progressivement disponible pour les groupes prioritaires.
    Tout le monde peut-il être vacciné en même temps ?
    • Non. Les vaccins seront produits en continu et leur quantité disponible augmentera à mesure qu’ils seront livrés. En prévision de leur production en grandes quantités, plusieurs mesures doivent être prévues pour protéger au mieux les groupes les plus vulnérables et accroître progressivement l’immunité individuelle. (Lire plus loin la question 4 : « Quels sont les groupes prioritaires ? »)
    • Il est actuellement difficile de donner un calendrier précis pour la distribution de ces vaccins. Il est donc crucial que le vaccin soit progressivement disponible pour les groupes prioritaires.
    Quels sont les groupes prioritaires ?

    Afin d’accroître l’immunité de la population et de protéger les personnes les plus vulnérables contre le virus, la vaccination se déroulera en trois phases, en fonction du nombre de doses disponibles.

    GROUPE 1a

    Dans un premier temps, les personnes les plus vulnérables et les plus exposées seront vaccinées.

    • Résidents et employés des centres de soins résidentiels et des institutions de soins collectifs : depuis le début de la pandémie, la COVID-19 a frappé durement les personnes âgées, en particulier celles qui vivent dans des centres de soins résidentiels. Ces personnes seront d’abord vaccinées, puis le personnel qui y travaille (y compris les bénévoles), puis les établissements de soins collectifs.
    • Le personnel médical de soins de première ligne et les hôpitaux : ces personnes ont un contact quotidien et étroit avec les patients souffrant de Covid-19. Pour les protéger, elles seront vaccinées en priorité.
    • Les autres membres du personnel des hôpitaux et des services de santé seront ensuite vaccinés, y compris les organisations chargées des activités de prévention, telles que les centres de vaccination et de dépistage du cancer, l’ONE et Kind en Gezin.

    Cette première phase nécessitera une organisation et une infrastructure particulières (températures de stockage extrêmement basses, doses multiples, etc.)

    GROUPE 1b : population vulnérable sans soins médicaux aigus, mais à haut risque

    Dans un deuxième temps, on s’attend à ce que le vaccin devienne plus largement disponible. Il sera alors possible de vacciner des groupes de personnes plus importants. La priorité sera donnée aux personnes, en dehors des hôpitaux, qui sont les plus exposées au risque. Il s’agit des groupes de personnes suivants

    ** Personnes de plus de 65 ans** : les personnes de plus de 65 ans sont la priorité dans cette phase. Si le nombre de vaccins disponibles est suffisant, toutes ces personnes pourront être vaccinées en même temps. Sinon, nous commencerons par les personnes les plus âgées.

    • ** Les personnes âgées de 45 à 65 ans présentant un risque accru** : Par la suite, les personnes âgées de 45 à 65 ans avec des facteurs de risque :
      • Diabète,
      • Hypertension,
      • Troubles chroniques cardiovasculaires, pulmonaires, rénaux et hépatiques, malignités hématologiques jusqu’à 5 ans après le diagnostic,
      • Tous les cancers récents (ou les traitements récents contre le cancer)
      • Obésité (Indice de masse corporelle ≥ 30).

    Cette liste sera mise à jour et élargie au fur et à mesure des développements scientifiques.

    • ** Professions essentielles** : Dans cette phase, on s’adresse aux personnes qui remplissent une fonction sociale et/ou économique essentielle. Dans cette deuxième phase, nous pouvons nous attendre à ce que les goulets d’étranglement logistiques soient moins importants et que l’organisation soit plus facile à déployer pour la vaccination de ces groupes cibles.

    GROUPE 2 - population plus large

    Troisièmement, des doses de vaccin seront disponibles en quantité suffisante pour vacciner la population plus largement.

    Dans cette phase, on peut s’attendre à ce que les doses puissent être stockées et administrées comme d’autres vaccins (comme le vaccin contre la grippe).

Le vaccin en pratique

    Puis-je me faire vacciner chez mon médecin traitant ?
    • Différents scénarios sont actuellement sur la table. Pour la phase 1a, qui concerne la vaccination des résidents et du personnel des maisons de repos et soins (MRS), le personnel hospitalier et les travailleurs de la santé de première ligne (médecins traitants, kinésithérapeutes, infirmières à domicile, pharmaciens, …) on optera pour un système centralisé. Ce sera également le cas pour la phase 1b concernant la vaccination des plus de 65 ans et des personnes de 45 à 65 ans avec comorbidités, pour autant qu’elles soient suffisamment mobiles. Dans les phases 1b et 2, il est également possible que l’on combine un système centralisé et un système décentralisé, où les médecins traitants seront impliqués de manière croissante.
    • Les raisons principales de recourir à un système centralisé sont les exigences spécifiques de stockage du vaccin, comme une (très) basse température et la livraison de certains vaccins dans un conditionnement multi-doses. Cela signifie que plusieurs centaines de vaccins doivent être administrés de manière groupée dans un laps de temps relativement court.
    • Par analogie avec un certain nombre de pays voisins, en particulier l’Allemagne, les Pays-Bas et la France, nous allons mettre en œuvre la stratégie de vaccination de la manière la plus efficace et la plus contrôlée possible. Les structures existantes, telles que les hôpitaux et les centres de vaccination, seront utilisées au maximum. Une distinction est faite entre la phase 1a avec l’administration centralisée de la vaccination aux groupes cibles hautement prioritaires et la phase 1b avec l’élargissement des groupes cibles et la disponibilité accrue des vaccins.
    • Ce n’est que dans la phase 2 que l’on peut parler d’une vaccination généralisée, y compris pour les groupes à faible risque. Le début de chaque phase est déterminé par la disponibilité et les caractéristiques du vaccin et les conséquences qui en découlent en termes de distribution.
    Comment les vaccins sont-ils distribués sur le plan logistique ?
    Le groupe de travail sur l’opérationnalisation de la stratégie de vaccination COVID-19 est en train d’élaborer une stratégie de vaccination en consultation avec les Communautés. Différents scénarios sont encore sur la table. Une fois que la stratégie aura été clarifiée, il sera également plus facile de savoir comment les vaccins seront distribués en Flandre.
    Un centre de vaccination sera-t-il mis en place dans ma commune ?
    Ce point sera discuté avec les États fédérés. En Flandre, il s’agira des ELZ (zones de première ligne). Cela ne concernera que la phase 1b, lorsque nous pourrons vacciner à plus grande échelle. Il est actuellement difficile d’estimer quand exactement nous pourrons commencer la phase 1b en raison des incertitudes concernant les livraisons. Il n’est pas encore possible d’estimer quand pourra démarrer la phase 2.
    Où les vaccins sont-ils stockés ?
    Les vaccins seront stockés de manière centralisée, sous une stricte surveillance de sécurité, dans 41 hôpitaux centraux et centres de vaccination du pays. La localisation exacte ne peut être communiquée pour des raisons de sécurité. Comme les premiers vaccins doivent être conservés à très basse température, des systèmes de réfrigération appropriés seront prévus à cet effet.
    Tous les vaccins seront-ils disponibles à temps ?
    • Les commandes de vaccins ont déjà été passées, de sorte que dès que l’Agence européenne des médicaments aura donné son accord, ces vaccins seront rapidement disponibles.
    • Cette opération logistique est actuellement entièrement préparée par la Task Force de vaccination Covid-19.

Recherche et développement

Le coronavirus fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques. Cliquez ici pour plus d’informations sur la recherche sur le coronavirus et le vaccin.

Informations pour les prestataires de soins

Vous êtes prestataire de soins ? Cliquez ici pour plus d’informations sur l’administration du vaccin (vidéo d’instructions et feuille de route).

Vous souhaitez aider en tant que soignant bénévole dans un centre de vaccination ? Les étudiants et les retraités sont également les bienvenus !

Centres de vaccination

Par le lien suivant vous trouverez des recommandations et des spécifications inhérentes à l’établissement de centres de vaccination à grande échelle.

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