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Vaccination

Pourquoi se faire vacciner?

Le vaccin permet à votre corps de produire des anticorps qui aident à combattre les particules du virus. Lorsque vous êtes en contact avec le virus, les anticorps vous protègent.

Le vaccin vous protège, mais il protège également les personnes qui vous entourent. En effet, le coronavirus est particulièrement dangereux pour les personnes de plus de 65 ans ou pour les personnes qui souffrent de certaines maladies. Si plus de 70 % de la population belge est vaccinée, le virus se propagera moins rapidement. Les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées seront ainsi également protégées. C’est ce qu’on appelle l’immunité collective.

La vaccination contre le coronavirus est effectuée sur base volontaire et est gratuite pour tous.

Même après la vaccination, il est important de continuer à respecter les règles, et ce jusqu’à ce qu’un nombre suffisant de personnes ait été vaccinées. Gardez donc une distance de 1,5 mètre, portez un masque buccal et lavez-vous souvent les mains.

Le vaccin est-il dangereux?

  • Il existait déjà une grande expertise en matière de fabrication de vaccins. Pour les vaccins corona, des scientifiques, des experts pharmaceutiques, des entreprises et des gouvernements du monde entier ont travaillé ensemble. L’urgence de la situation a permis de libérer rapidement de l’argent et du temps. C’est ce qui explique que les vaccins ont pu être développés en peu de temps.
  • Tous les vaccins sont d’abord strictement contrôlés par le gouvernement. Plus d’informations.

Quand vais-je reçevoir le vaccin?

Mois Catégorie de population
Janvier Les résidents et le personnel des maisons de repos et de soins + le personnel des soins de santé (docteurs, infirmiers…) dans les hôpitaux
Février Le personnel des soins de santé de 1ère ligne (médecins, pharmaciens…) + les institutions collectives de soins (soins aux personnes porteuses de handicap…) et le reste du personnel hospitalier
Mars Patients de 65ans ou plus
Avril patients à risques de comorbidités (voir les questions fréqemment posées)et les fonctions critiques (les services d’intervention de la police)
Juin Population générale au-dessus de 18 ans

Ce timing est sujet à modifications. Cliquez ici pour un aperçu des différentes phases.

Pratique : comment se déroule la vaccination ?

  • Vous recevez une invitation par courrier, sms ou email.
  • Vous vous enregistrez de manière digitale ou par téléphone.
  • A Bruxelles, Gand et Anvers, et en Wallonie, vous pouvez choisir les dates vous-même. En Flandre, on vous proposera des dates dans l’invitation. Si elles ne vous conviennent pas, vous pouvez en choisir d’autres.

Pendant votre rendez-vous :

  • Vous recevez une injection dans le haut du bras.
  • Quelques semaines après la première injection, vous recevez une deuxième injection. Actuellement, deux injections sont nécessaires pour chaque vaccin, sauf pour le vaccin de Johnson & Johnson.
  • Après la vaccination, il faut de 10 à 14 jours pour que votre corps commence à produire des anticorps. Ce n’est qu’à partir de ce moment là que le vaccin vous protégera le mieux possible contre le coronavirus.

État des lieux des vaccinations et des livraisons

Combien de vaccins ont déjà été administrés, combien ont été livrés ? Vous pouvez trouver une vue d’ensemble dans ce graphique - Mise à jour du 10 avril.

Ce graphique est mis à jour chaque samedi.

Questions fréquemment posées

    Qui peut se faire vacciner?

    Toute personne domiciliée en Belgique et âgée d’au moins 18 ans peut se faire vacciner en Belgique.

    Les personnes qui exercent une activité économique en Belgique mais qui résident à l’étranger reçoivent un numéro BIS dans la commune où elles travaillent et peuvent alors se faire vacciner. Un numéro BIS est un numéro d’identification unique pour les personnes qui ne sont pas inscrites au Registre national, mais qui ont une relation avec les autorités belges.

    Des solutions et des accords sont actuellement recherchés pour les étrangers travaillant en Belgique, y compris avec les pays voisins. Vous recevrez une invitation personnelle lorsque ce sera votre tour.

    Pour certains groupes difficiles à atteindre, le travail se fera par l’intermédiaire de leurs ONG respectives (par exemple, les sans-abri). Ces personnes ont également un numéro national si elles sont belges, et une adresse de domicile via leur ONG.

    Pourquoi devrais-je me faire vacciner ?
    • Il est recommandé qu’au moins 70 % des Belges se fassent vacciner pour atteindre une efficacité vaccinale optimale de la population et espérer qu’une immunité de groupe soit ainsi générée. L’immunité de groupe signifie qu’un groupe suffisamment important de personnes a développé une résistance au virus, rendant sa circulation difficile, voire impossible. De cette manière, le virus n’aura plus la possibilité de se propager en masse et de provoquer une grave épidémie avec les mesures de confinement qui l’accompagnent. Et cela protégera également les personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin (ex. femmes enceintes, patients atteints de cancer qui suivent un traitement lourd ou personnes avec des antécédents allergiques sévères (de type réaction anaphylactique).
    • Si, en revanche, peu de personnes se font vacciner, le virus continuera à se propager et l’immunité de groupe deviendra très difficile. En conséquence, davantage de personnes risqueront d’être infectées. Et cela provoquera une nouvelle épidémie, imposant de mettre en place des mesures de confinement.
    • Plus vite nous augmenterons le taux de vaccination, plus vite les mesures pourront être assouplies. Car une personne infectée mais vaccinée contaminera moins d’autres personnes.
    • Cela ne signifie cependant pas que tout sera à nouveau possible lors du lancement de la vaccination. Un assouplissement ne pourra se faire que par étapes, car tout le monde ne pourra pas être vacciné en même temps, mais en différentes phases déterminées par les autorités. Tant qu’un grand nombre de personnes peuvent être infectées, il y a un risque sérieux de nouvelles vagues d’infection et les mesures doivent donc continuer d’être respectées.
    • Nous visons donc une immunité de groupe par le biais du vaccin, étape par étape. Mais il est toutefois recommandé de rester conscient qu’il y a toujours un risque de flambées locales.
    • De plus, une infection par COVID-19 n’est pas sans risque pour les jeunes en bonne santé. Nous avons vu que même des personnes en bonne santé peuvent tomber gravement malades à cause du virus et souffrir de séquelles à long terme comme des lésions pulmonaires.
    Comment fonctionne le vaccin COVID-19?
    Les vaccins fonctionnent en stimulant et en préparant le système immunitaire d’une personne (les défenses naturelles de l’organisme) à reconnaître un germe particulier et à se défendre contre ce germe ou contre une maladie infectieuse. Si vous êtes ensuite infecté par le virus, votre système immunitaire le reconnaît et, vu qu’il est déjà prêt à l’attaquer, vous en protège. Différents vaccins sont actuellement testés et fabriqués de différentes manières. Ils offrent différents moyens de renforcer l’immunité contre le virus.
    Quels vaccins contre la COVID-19 sont disponibles aujourd'hui ?

    La Belgique négocie ensemble avec la Commission européenne avec les entreprises pour assurer l’approvisionnement du marché belge. Actuellement, la Commission européenne a signé des contrats avec AstraZeneca, Janssen Pharmaceutica, Sanofi-GSK, Pfizer-BioNTech, CureVac et Moderna. Et la Belgique a signé pour les vaccins d’AstraZeneca, Janssen Pharmaceutica, Pfizer-BioNTech, CureVac et Moderna.

    Actuellement 4 vaccins COVID-19 ont été approuvés par la Commission européenne:

    • Le vaccin Pfizer-BioNTech est approuvé depuis le 21 décembre 2020 et est maintenant administré en Belgique.
    • Le vaccin de Moderna est approuvé depuis le 6 janvier 2021 et est maintenant administré en Belgique.
    • Le vaccin AstraZeneca est approuvé depuis le 29 janvier 2021 et est désormais administré en Belgique.
    • Le vaccin Johnson & Johnson est approuvé depuis le 11 mars 2021.

    Plusieurs autres vaccins candidats sont en cours de développement (voir https://www.who.int/publications/m/item/draft-landscape-of-covid-19-candidate-vaccines), dont les résultats provisoires ont été annoncés. Des efforts mondiaux sont déployés pour développer, prioriser l’approbation et rendre disponibles les vaccins COVID-19.

    La vaccination contre la COVID-19 sera-t-elle obligatoire et gratuite ?
    • Comme pour la plupart des vaccins dans notre pays, la vaccination contre la COVID-19 sera effectuée sur base volontaire
    • La vaccination sera gratuite en Belgique.
    Combien de doses du vaccin dois-je recevoir ?

    La plupart des vaccins déjà approuvés (Pfizer, Moderna et AstraZeneca/Oxford ) ou proposés aujourd’hui pour approbation par l’Agence européenne des médicaments (Curevac) comportent deux doses administrées à plusieurs semaines d’intervalle (5 semaines pour le vaccin Pfizer, 3 semaines pour Moderna et 12 semaines pour le vaccin de AstraZeneca). De cette manière, les vaccins offrent une protection optimale: Du vaccin J&J, qui a également été approuvé, une seule dose doit être administrée.

    Votre deuxième injection sera du même vaccin que celui de la première dose. Les centres de vaccination disposeront de suffisamment de vaccins du bon type pour pouvoir administrer à chaque personne une deuxième dose du même type de vaccin. Tous les vaccins sont enregistrés selon leur nom et leur numéro de lot dans Vaccinnet afin que vous receviez la bonne deuxième dose.

    Après votre première vaccination, vous recevez une carte de vaccination, qui indique quel vaccin vous a été administré et quand vous recevrez votre deuxième dose.

    Dois-je quand même me faire vacciner si j’ai déjà eu la COVID-19 ?
    Étant donné que la protection dure plusieurs mois après avoir subi le COVID-19 et qu’il a déjà été établi que vous pouvez être à nouveau infecté, la vaccination sera également proposée aux personnes ayant subi le COVID-19. On s’attend à ce que la protection dure plus longtemps après la vaccination qu’après avoir subi la maladie. Ceci fait actuellement l’objet d’une enquête plus approfondie. De plus, les vaccins offrent une protection plus large contre certaines variantes que l’infection d’origine.
    Où pouvons-nous voir combien de personnes ont déjà été vaccinées ?
    Le site web de Sciensano fournit une mise à jour quotidienne sur le nombre de personnes vaccinées dans notre pays : https://datastudio.google.com/embed/u/0/reporting/c14a5cfc-cab7-4812-848c-0369173148ab/page/hOMwB.
    Dois-je être testé pour le COVID-19 avant de recevoir le vaccin ?
    Non, il n’est pas nécessaire de faire un test de dépistage pour la COVID-19 avant la vaccination. Même si vous êtes infecté sans le savoir, le vaccin peut être administré en toute sécurité.
    Quelles sont les différences entre les vaccins ?

    Les scientifiques ont mis au point différents types de vaccins contre la COVID-19. Tous ces vaccins visent à apprendre à notre système immunitaire à combattre le coronavirus de manière sûre et à développer notre système immunitaire. Le corps est ainsi préparé dans le cas d’une réelle attaque du virus.

    Différents types de vaccins potentiels contre la COVID-19 sont en cours de développement

    1. ** Les vaccins à virus inactivés ou atténués** qui utilisent une forme du virus qui a été inactivée ou atténuée de sorte qu’elle ne provoque pas la maladie, mais génère quand même une réponse immunitaire.
    2. ** Les vaccins à base de protéines**, qui utilisent des fragments inoffensifs de protéines ou des enveloppes protéiques imitant le virus COVID-19 pour générer une réponse immunitaire en toute sécurité.
    3. Les vaccins à vecteur viral, qui utilisent un virus qui a été génétiquement modifié de manière à ne pas provoquer de maladie, mais qui produit des protéines de coronavirus pour générer une réponse immunitaire en toute sécurité.
    4. Les vaccins à ARN et à ADN, une approche avancée qui utilise de l’ARN ou de l’ADN génétiquement modifié pour générer une protéine qui induit elle-même une réponse immunitaire en toute sécurité.
    Puis-je choisir le vaccin que je vais recevoir?
    Non. Les vaccins seront proposés à des groupes professionnels, des groupes à risque et des groupes d’âge en fonction de leurs caractéristiques et de leur disponibilité. Tous les vaccins contre COVID-19 disponibles en Belgique ont été approuvés par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et peuvent donc être considérés comme sûrs et suffisamment efficaces pour être utilisés dans le cadre d’un vaste programme de vaccination.
    Pourquoi je ne reçois pas le 'meilleur' vaccin?
    Tous les vaccins utilisés en Belgique ont été approuvés par l’Agence européenne des médicaments sur la base de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité. Le vaccin d’AstraZeneca est efficace à 100 % contre les formes graves de COVID-19 et contre l’hospitalisation 3 semaines après la première dose, et à plus de 70 % contre les formes légères de COVID-19.
    Combien de temps serai-je protégé contre le COVID-19 par un vaccin?
    Pendant l’infection, le virus s’attaque à une partie de notre système immunitaire. La formation d’anticorps est donc partiellement compromise. On ne peut pas simplement comparer la situation après une infection virale avec la situation après la vaccination. Nous savons que la protection après l’infection dure quelques mois et nous nous attendons à ce qu’elle soit plus longue après la vaccination. Les études de suivi sur les personnes vaccinées nous donneront bientôt plus de précisions à ce sujet. À l’heure actuelle, nous ne savons pas encore si des vaccinations répétées ou des rappels seront nécessaires. 2
    Puis-je donner ma place à quelqu'un d'autre?
    Non, le vaccin est strictement personnel. Votre identité sera vérifiée et tout sera fait pour éviter tout changement d’identité. De plus, le vaccin sera inscrit au registre de vaccination à votre nom et se retrouvera dans votre dossier personnel. Via Myhealthviewer.be/mijn health, vous pouvez le voir en ligne et également imprimer un certificat si vous devez prouver que vous avez été vacciné. Vous y trouverez également le sort du vaccin. Vous en avez besoin si vous souhaitez signaler tout effet secondaire du vaccin à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.
    Combien de personnes doivent-elles se faire vacciner pour obtenir l'immunité collective?
    Avec une efficacité vaccinale de 90%, au moins 70% des Belges doivent être vaccinés pour obtenir l’immunité collective. Simplement expliqué, «l’immunité de groupe» signifie qu’un groupe suffisamment important de personnes développe une résistance à un virus. Cela rend beaucoup plus difficile pour le virus de se propager davantage. Toute personne immunisée crée une barrière contre le virus, pour ainsi dire. Comme le virus a un taux de reproduction d’environ 2,5 (si aucune mesure n’est prise), l’immunité collective nécessaire est calculée à 60-70%. Autrement dit, au moins 60 à 70% de la population générale doit avoir une protection contre le COVID-19. Avec une efficacité vaccinale de 90%, nous voulons qu’au moins 70% de la population générale soit vaccinée, donc nous obtenons une protection de 63%. Ce pourcentage peut augmenter de 70% à 80-85% en fonction de l’efficacité des vaccins utilisés et de l’infectivité des nouveaux variants.
    Quelles sont les tâches de la Task Force Vaccination?
    Pour coordonner le programme de vaccination, une Task force «Opérationnalisation de la stratégie de vaccination COVID-19» a été mise en place au sein du Commissariat Corona du Gouvernement. Ce groupe de travail était chargé d’élaborer la stratégie de vaccination. De plus, la Tas Force doit déterminer, attribuer et soutenir toutes les actions nécessaires à la réalisation de la stratégie de vaccination. Sa tâche est de coordonner. Ce groupe de travail est composé de scientifiques, de représentants des services gouvernementaux fédéraux et des Entités Fédérées, de gestionnaires de crise et, le cas échéant, de représentants d’organisations professionnelles et de groupes de travail techniques. En outre, il existe une équipe de base d’environ 10 personnes, qui s’occupe des tâches et activités quotidiennes. Les 4 entités fédérées sont responsables de l’organisation pratique de la vaccination. Cela se fait en étroite consultation avec la Task Force.
    Dans quels cas la vaccination doit-elle être reportée?
    • Si vous présentez des symptômes de maladie avec ou sans fièvre (>38,5 °C). Vous pouvez être vacciné après votre guérison (pour la maladie COVID-19, voir ci-dessous). • Si vous avez une infection COVID-19 ou si vous avez été testé positif au COVID-19. Vous pouvez être vacciné à partir du 14e jour qui suit votre guérison ou du 14e jour qui suit un test PCR positif, dans le cas d’une infection asymptomatique. • Si vous êtes en quarantaine. La vaccination sera retardée jusqu’à la fin de la période de quarantaine. • Si vous avez subi une forme grave de COVID-19 et avez été traité avec une forte dose de corticoïdes systémiques. Il convient alors de retarder la vaccination jusqu’à ce que les corticoïdes aient été interrompus pendant au moins 4 semaines, car ces corticoïdes inhibent la réponse immunitaire. • Si vous avez subi une forme grave de COVID-19 et avez été traité avec des anticorps monoclonaux anti-COVID-19 ou du plasma avec des anticorps anti-COVID-19 (immunité passive). Dans ce cas, vous devez respecter une pause de 2 à 3 mois après le traitement en raison d’une éventuelle réponse immunitaire insuffisante due aux anticorps circulants. • Une intervention médicale planifiée sous anesthésie générale peut être un motif de report de la vaccination. Un intervalle minimum de 48 heures entre la vaccination et l’anesthésie est recommandé. Aucun intervalle n’est nécessaire après une anesthésie générale.

Le vaccin est-il sûr ?

    Le vaccin contre le coronavirus est-il sûr, compte tenu de son développement rapide ?

    Les vaccins COVID-19 sont développés selon les mêmes exigences réglementaires strictes en matière de qualité, de sécurité et d’efficacité pharmaceutiques que les autres médicaments. Si le vaccin peut être développé aussi rapidement, c’est parce que toutes les acteurs concernés dans le monde (producteurs, chercheurs et gouvernements) lui ont conjointement accordé leur totale priorité.

    Les différentes étapes du développement du vaccin sont :

    1. Dans une première phase, le développeur soumet son vaccin à des tests rigoureux. C’est là que la qualité du vaccin est contrôlée, plus précisément sa pureté, ses ingrédients et son processus de production.
    2. Une évaluation scientifique est ensuite réalisée par les autorités de régulation. Il s’agit de l’Agence européenne des médicaments (EMA) et d’autres régulateurs dans les pays de l’UE/EEE.
    3. Ensuite, l’efficacité du vaccin est testée par le développeur. Cela se fait au moyen de recherches en laboratoire.
    4. Si tout se passe comme prévu, les vaccins sont testés sur des personnes volontaires. Cette étape se déroule en 3 phases d’essais cliniques, avec un nombre de participants toujours croissant. Ce programme d’essais doit être réalisé conformément aux procédures et protocoles établis par les autorités de régulation. Il est également approuvé dans chaque cas par une Commission d’éthique médicale.
    5. À la fin du programme d’essai, le développeur soumet les résultats à l’Agence européenne des médicaments (EMA). Au final, l’approbation ne sera accordée que si l’EMA reçoit des preuves scientifiques solides que les avantages des vaccins l’emportent sur les risques.
    Comment l'efficacité et les effets secondaires du v accin sont-ils surveillés ?
    Dès qu’un vaccin est commercialisé en Europe, et donc approuvé par l’Agence européenne des médicaments, la notice sera développée pour le grand public (dans l’emballage du vaccin) ainsi qu’une notice dite scientifique destinée, par exemple, aux médecins. Ce qui a entre-temps été fait pour le vaccin COVID-19 Pfizer. L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) publiera ces notices sur son site web (www.fagg-afmps.be) dès qu’elles seront disponibles dans les trois langues nationales et dans plusieurs autres langues. Vous pouvez signaler toute réaction indésirable au vaccin via https://www.afmps.be/fr/effet_indesirable
    Pourquoi la mise au point d'un vaccin sûr, exploitable et de haute qualité peut-elle être plus rapide aujourd'hui ?

    Ce qui est différent pour les vaccins COVID-19, c’est que le développement et l’éventuelle approbation d’un vaccin sont prioritaires à tous les niveaux en raison de l’urgence de santé publique, ce qui explique la rapidité.

    • Production : Les fabricants eux-mêmes permettent aux différentes phases de développement des vaccins de se chevaucher : par exemple, les études de phase 3 peuvent commencer en même temps que les études de phase 2. Cela ne signifie pas que les vaccins sont moins sûrs, car chaque phase doit être correctement réalisée. Comme tous les médicaments, les vaccins COVID-19 sont testés en laboratoire et dans le cadre d’études précliniques et cliniques (phases 1, 2 et 3). À chaque étape, les mêmes exigences strictes continuent bien sûr de s’appliquer comme pour tous les autres médicaments. Ils sont également testés sur un large public-cible.
    • Approbation : L’Agence européenne des médicaments (EMA) a mis en place un groupe d’experts chargé de donner la priorité aux procédures d’évaluation COVID-19. De cette manière, les demandes des entreprises sont évaluées rapidement garantissant, de cette manière, la solidité des avis scientifiques.
    • Au niveau mondial : En raison de la situation d’urgence de la pandémie de COVID-19, les vaccins COVID-19 sont développés dans le monde entier avec une priorité absolue.
    • Une expérience et des connaissances étendues : la mise au point de vaccins contre la COVID-19 est également accélérée par les connaissances acquises ces dernières années dans le développement de vaccins contre d’autres SRAS/coronavirus. Par exemple, certaines entreprises ou instituts de recherche s’appuient sur des procédés existantes pour fabriquer leur vaccin.
    • Davantage de moyens : en outre, davantage de moyens sont mobilisés et mis en commun alors que dans un développement normal, ils sont répartis sur une plus longue période (tant par les entreprises pharmaceutiques que par les autorités compétentes).

    Le processus de développement et d’approbation des vaccins COVID-19 est donc surtout plus efficace. L’évaluation ne supprime aucune étape importante et ces vaccins doivent répondre aux mêmes exigences que tous les autres vaccins. Ce n’est que lorsqu’il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr, qu’un avis positif est donné pour son enregistrement.

    Il s'est développé si rapidement, connaît-on les effets secondaires à long terme ?
    • Tout d’abord, il est important de savoir qu’un vaccin n’est approuvé que si son efficacité, sa qualité et sa sécurité ont été suffisamment démontrées. C’est pourquoi la phase 3 des essais cliniques est si importante.
    • Lors des essais cliniques, le vaccin est testé en plusieurs phases sur de grands groupes de personnes, dans la phase finale (3) souvent sur des dizaines de milliers de personnes. Pour un vaccin contre le coronavirus, ce nombre est beaucoup plus important que pour la plupart des autres vaccins, entre 30 000 et 60 000 personnes. Grâce à ces études, nous pouvons voir quels en sont les effets secondaires éventuels. La plupart des effets secondaires apparaissent dans les six semaines suivant la vaccination. Ceux-ci sont alors pris en compte lors des essais cliniques.
    • Le risque d’effets secondaires graves après l’approbation du vaccin est donc faible. Mais on ne peut jamais l’exclure complètement. Cela s’applique non seulement au vaccin contre le coronavirus, mais aussi à tous les vaccins et médicaments. C’est pourquoi, même après l’approbation, nous continuons à surveiller le vaccin.
    • Un système de surveillance européen spécial a été mis en place pour le vaccin contre le coronavirus. Nous pouvons donc intervenir rapidement si nécessaire.
    Et s'il y a quand même des effets secondaires ?
    • Après l’approbation d’un vaccin, l’Agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS) continue à surveiller le vaccin et suit de près les études, tout comme cela se fait pour les médicaments ou autres vaccins parce que chaque médicament ou vaccin a des effets secondaires. La plupart sont souvent bénins ou de courte durée.
    • Un système de surveillance européen spécial a été mis en place pour le vaccin contre le coronavirus. Nous pouvons donc intervenir rapidement si nécessaire.
    • Après la vaccination, si une personne ressent des effets secondaires, qu’ils soient mentionnés ou non sur la notice, il convient de le signaler à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Des experts de l’AFMPS évaluent ces effets secondaires. Leurs résultats sont également partagés dans le monde entier. En compilant les données à grande échelle, tout signal éventuel est détecté plus rapidement.
    • Si un effet secondaire rare se produit ou si la qualité d’un médicament ou d’un vaccin se détériore, l’AFMPS évalue cette situation et prend les mesures qui s’imposent. Par exemple, en adaptant la notice ou en alertant les prestataires de soins de santé. Dans les cas extrêmes, le médicament ou le vaccin est retiré du marché.
    Les vaccins à ARNM peuvent-ils modifier votre ADN?
    Non, les vaccins à ARNm sont administrés par voie intramusculaire et l’ARNm est absorbé par un certain nombre de cellules humaines. L’ARNm ne pénètre pas dans le noyau de la cellule et ne pourra donc pas entrer en contact avec l’ADN humain. L’ARNm est un code de lecture pour la production d’une protéine, la protéine S. La cellule humaine est capable de déchiffrer ce code et n’a pas besoin de l’intervention de son ADN pour le faire. Après décodage, la cellule humaine produira la protéine S, afin que le système immunitaire soit capable de produire des anticorps spécifiquement contre la protéine S. L’ARNm disparaît de l’organisme après quelques heures à peine.
    Le vaccin me protégera-t-il encore si le virus mute ?
    • En général, les virus mutent. Cela signifie que le matériel génétique du virus change. Cela se produit à des vitesses différentes selon les virus. Les mutations n’affectent pas nécessairement l’efficacité du vaccin contre le virus.
    • Certains vaccins restent efficaces pendant de nombreuses années après leur mise au point et offrent une protection à long terme, comme les vaccins contre la rougeole ou la rubéole. En revanche, les souches de virus pour des maladies telles que la grippe changent et la composition du vaccin doit être mise à jour chaque année pour être efficace.
    • La communauté scientifique et les autorités de réglementation surveillent si le coronavirus évolue au fil du temps et si les vaccins peuvent protéger les personnes contre l’infection par de nouvelles variantes.
    • S’il s’avère qu’il faut procéder à des ajustements, la science apportera une réponse à cette question, comme cela se pratique pour d’autres virus auxquels nous nous sommes adaptés.
    Combien de temps dois-je laisser entre le vaccin covid et les autres vaccins ?

    Nous appliquons ici la règle générale de la vaccination inerte : le vaccin COVID-19 peut être administré 2 semaines avant ou 2 semaines après un autre vaccin inerte, tel que le vaccin antigrippal ou le vaccin antipneumococcique. Il en va de même pour d’autres vaccins inertes, tels qu’un vaccin contre la coqueluche ou le vaccin contre le virus du papillome humain. Si cet intervalle de 14 jours n’est accidentellement pas respecté et serait plus court, les vaccins administrés restent valables et nous n’avons pas besoin de procéder à une nouvelle vaccination. Cela permet d’attribuer les éventuels effets secondaires au bon vaccin.

    Pour les vaccins vivants, comme le vaccin contre la rougeole, il est préférable d’attendre 4 semaines entre ces vaccins et la vaccination par COVID-19. Cela permet d’attribuer correctement un effet secondaire à un vaccin.

    J'allaite. Puis-je être vacciné ?
    Toutes les femmes allaitantes peuvent être vaccinées, d’autant plus s’il s’agit d’une personne travaillant dans le secteur des soins de santé ou appartenant aux groupes nécessitant une vaccination prioritaire (cf. avis du Conseil Supérieur de la Santé: https://www.health.belgium.be/fr/avis-9622-vaccination-contre-la-covid-19-chez-la-femme-enceinte)
    Je suis enceinte ou je souhaite avoir des enfants, puis-je être vaccinée ?

    Actuellement, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) ne recommande pas la vaccination systématique des femmes enceintes (voir: https://www.health.belgium.be/fr/avis-9622-vaccination-contre-la-covid-19-chez-la-femme-enceinte.)

    Cependant, la vaccination de la femme enceinte peut s’envisager sur un plan individuel si la balance bénéfice-risque est en faveur de cette vaccination, càd quand les avantages de la vaccination d’une femme enceinte l’emportent sur les risques potentiels du vaccin (p.ex. chez les travailleurs de la santé à haut risque d’exposition et les femmes présentant des comorbidités les plaçant dans un groupe à haut risque pour une COVID-19 grave (cf. avis CSS)

    Le CSS n’est pas opposé à la vaccination systématique de la femme en âge de procréer et souhaitant être enceinte, s’il n’est pas envisageable de postposer la grossesse jusqu’après la 2e dose de vaccin et ce, d’autant plus pour les travailleurs de la santé à haut risque d’exposition et les femmes présentant des comorbidités les plaçant dans un groupe à haut risque pour une COVID-19 grave.

    La décision d’être vaccinée revient à la femme enceinte, éventuellement après consultation de son médecin traitant (médecin généraliste ou gynécologue).

    La vaccination affecte-t-elle la fertilité?

    Lorsque vous êtes infectée par le COVID-19 ou vaccinée, vous développez des anticorps contre les protubérances du coronavirus. Il n’y a qu’une minime similitude entre la protéine de ces protubérances et une protéine qui joue un rôle dans la formation du placenta en début de grossesse (syncytine-1).

    Toutefois, cette similitude est trop faible pour avoir un effet sur le placenta. Si tel était le cas, même les coronavirus banals qui provoquent des rhumes affecteraient la fertilité, car tous les coronavirus ont la même similarité minimale. Cela ne s’observe pas. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter. Les statistiques de grossesse aux États-Unis le confirment également.

    Les vaccins n’affectent pas non plus la fertilité chez les hommes.

    J'ai des allergies, puis-je me faire vacciner?
    L’allergie en soi n’est pas une contre-indication à la vaccination. Vous ne devez pas être vacciné si vous avez développé une réaction allergique grave (par exemple, un choc anaphylactique) à l’un des ingrédients du vaccin. Parlez-en plus en détail avec votre médecin. Votre médecin peut consulter les lignes directrices sur le site web du Conseil supérieur de la santé. Les vaccins eux-mêmes ne contiennent pas d’agents de conservation. Le bouchon de la bouteille de vaccin n’est pas en latex. Les personnes allergiques au latex peuvent donc se faire vacciner aussi.
    Où puis-je savoir sur quelle base un vaccin est approuvé et ce qu'il contient?
    Dès que les vaccins COVID-19 seront disponibles en Europe, des informations à leur sujet seront publiées sur le site web de l’Agence européenne des médicaments (EMA, https://www.ema.europa.eu/en). L’AFMPS fournira également systématiquement des informations sur, entre autres, la composition des vaccins disponibles. https://www.afmps.be/fr
    Existe-t-il un lien entre les caillots sanguins et le vaccin AstraZeneca?

    Le Conseil Supérieur de la Santé et la Task Force Vaccination ont soumis à la Conférence Interministérielle (CIM) Santé Publique leur avis sur l’allocation optimale des vaccins anti-COVID-19. En outre, les ministres ont pris connaissance des conclusions de l’Agence européenne des Médicaments (EMA), suite à une analyse de son Comité de pharmacovigilance (PRAC).

    Le PRAC et l’EMA attirent l’attention sur les rapports d’effets secondaires très rares (combinaison d’une réduction du nombre de plaquettes et de thromboses graves) jusqu’à 14 jours après l’administration du vaccin AstraZeneca (AZ), en particulier chez des personnes jeunes, notamment en Allemagne, en France et au Royaume-Uni. Il s’agit de 100 cas sur plus de 25 millions de personnes vaccinées. La CIM a donc décidé d’inviter les personnes âgées de moins de 56 ans à se faire vacciner avec les vaccins Moderna et Pfizer.

    A partir de 56 ans, la vaccination réduit significativement les risques d’hospitalisation et de décès tandis que les effets secondaires attendus demeurent eux extrêmement rares. Pour illustrer cela, lors des 1ère et 2ème vagues de la pandémie (sur un an), Sciensano a comptabilisé le décès de 384 personnes âgées entre 56 et 60 ans et celui de 657 personnes entre 60 et 65 ans, soit une moyenne mensuelle de 32 et 55 décès dans ces tranches d’âge. Selon les chiffres actuels du PRAC, jusqu’à 100 cas de ces thromboses rares surviennent dans les 14 jours suivant la vaccination pour 25 millions de doses. Concrètement, pour la Belgique, cela signifie (sur 700.000 doses) un risque théorique de 1,4 cas chez les personnes de plus de 55 ans (en tenant compte d’une incidence de 1,3 pour 100.000 vaccinations et avec 15% des cas chez les plus de 55 ans).

    En-dessous de 56 ans, les bénéfices de la vaccination avec l’AstraZeneca sont également importants. Mais les vaccins à ARNm (Pfizer et Moderna) et bientôt le vaccin de Johnson & Johnson peuvent également être administrés à ce groupe d’âge. Les livraisons de ces vaccins augmenteront également de manière significative à partir du mois de mai. Le rapport bénéfice/risque de ces vaccins semble être meilleur pour ce groupe plus jeune. Cette décision sera réexaminée dans 4 semaines.

    Le risque d’effets secondaires rares après une deuxième dose du vaccin AZ ne peut être évalué pour le moment. Cela sera probablement possible dans les semaines à venir. De nouvelles données en provenance du Royaume-Uni (MHRA) sont attendues d’ici là. Par ailleurs, rien n’indique que des effets secondaires rares soient plus fréquents chez certains patients à risque. Cette décision a été prise en attendant d’éventuelles nouvelles découvertes scientifiques. D’autres éléments, tels que des problèmes d’approvisionnement de l’un des vaccins ou l’évolution de la situation épidémiologique, pourraient également amener à reconsidérer ces mesures. La Belgique a demandé, par l’intermédiaire de la Conférence des ministres de la santé de l’UE, que l’EMA procède à une analyse plus détaillée de l’analyse bénéfices/risques par groupe d’âge et qu’elle aborde d’urgence la question de la deuxième dose.

    J'ai 64 ans, j'ai des antécédents (familiaux) de thrombose et j'ai eu une embolie. Dois-je m'inquiéter de recevoir un vaccin AstraZeneca ?

    Avec un vaccin AstraZeneca, vous ne courez, à 64 ans, ni plus ni moins de risque de thrombose classique. Il n’existe d’ailleurs aucun lien entre une « thrombose classique » et la forme rare observée après la vaccination. Une thrombose classique survient chez 1 à 4 personnes sur 1.000 par an, indépendamment de la vaccination Covid-19. Ce risque augmente avec l’âge, mais est toujours indépendant de la vaccination Covid-19 avec n’importe quel vaccin.

    Le débat actuel en Europe tourne autour des très rares troubles de coagulation sanguine observés après l’administration du vaccin AstraZeneca, en particulier chez les personnes de moins de 55 ans et les femmes. Il s’agit de thromboses très rares dans des endroits exceptionnels ET en combinaison avec un taux de plaquettes réduit. Au Royaume-Uni, on a recensé 30 cas sur les 18 millions de vaccins AstraZeneca administrés (situation fin mars) : c’est donc extrêmement rare jusqu’à présent. Les estimations se situent actuellement entre 1 sur 200.000 et 1 sur 1.000.000 de personnes vaccinées (Belg Soc on Thrombosis and Hemostasis).

    Si nous regardons les chiffres examinés récemment (avril 2021) par l’Agence européenne des médicaments, il y a eu 86 cas sur les 25 millions de vaccins AstraZeneca administrés. L’âge médian est d’environ 45 ans, donc 50% de ces personnes ont moins de 45 ans. Après une analyse plus approfondie, l’Agence européenne des médicaments a décidé, mercredi 7 avril 2021, que le vaccin AstraZeneca était sûr et que les avantages l’emportaient sur les rares risques possibles.

    Ainsi, si nous utilisons maintenant les 3 vaccins disponibles chez les personnes de plus de 55 ans, ce n’est pas parce que les personnes âgées comptent moins que les jeunes, mais parce que : • le risque de ces troubles rares de coagulation sanguine s’observe surtout auprès de personnes de moins de 55 ans ; • les risques liés à la Covid-19 (hospitalisations, complications, décès) commencent à augmenter de manière significative à partir de l’âge de 50 ans ; • le vaccin AstraZeneca est particulièrement efficace chez les plus de 55 ans.

    Dans ces rares cas, nous ne constatons aucun facteur de risque prédisposant, comme la pilule, la thrombose veineuse profonde (TVP), l’obésité, la thrombose familiale ou le facteur V Leiden (maladie héréditaire de la coagulation du sang). Par conséquent, le Conseil supérieur de la santé et la Société belge et internationale de thrombose et d’hémostase concluent que, même si vous avez des antécédents de thrombose ou d’autres facteurs de risque éventuels, il n’y a aucune raison de ne pas recevoir le vaccin AstraZenca.

    En résumé : Il faut distinguer ici 2 types de thromboses :

    1. la thrombose classique : Elle peut survenir avec ou sans vaccination, chez environ 1 à 4 personnes sur 1.000 par an.
    2. les rares cas de thrombose associés à une diminution du nombre de plaquettes : Ceux-ci ont une origine immunologique et peuvent survenir après :

    • une infection ; • la prise de médicaments ; • vaccination.

    Votre système immunitaire attaque alors vos propres plaquettes. C’est donc un mécanisme complètement différent. Ainsi, même dans ces rares cas, nous ne voyons pas de facteurs de risque tels que le tabagisme, l’utilisation de la pilule, des antécédents de thrombose, la thrombose familiale, l’embolie, etc. Par conséquent, ces facteurs ne sont pas une raison de ne pas se faire vacciner contre la Covid-19, même avec le vaccin AstraZeneca en particulier.

    J'ai 56 ans, je me sens en bonne santé et ne souffre d'aucune maladie chronique. Quel est le risque que je développe une thrombose rare ?

    Cette probabilité est extrêmement faible, comparée aux autres risques et aux complications possibles si vous contractez la Covid-19. La Covid-19 présente un risque élevé de thromboses et d’embolies pulmonaires : 10 à 60% des personnes hospitalisées avec la Covid-19 souffrent d’une thrombose avec troubles de la coagulation, due à la Covid-19.

    Sur la base des données du Royaume-Uni, une personne âgée de 50 à 59 ans a 4 chances sur 1.000.000 de développer cette thrombose rare, alors qu’elle a près de 1.000 chances sur 1.000.000 d’être admise dans une unité de soins intensifs à cause de la Covid-19, où elle a une chance sur trois de mourir.

    Pourquoi le vaccin AstraZeneca peut-il être administré aux personnes de plus de 55 ans maintenant, et qu’il ne le pouvait pas il y a un mois ?
    Il y a un mois, nous manquions de données sur l’efficacité du vaccin AstraZeneca chez les personnes de plus de 55 ans. Par conséquent, comme un certain nombre d’autres pays d’Europe, nous avons recommandé le vaccin aux personnes âgées de moins de 56 ans. Entre-temps, il existe suffisamment d’informations sur la très bonne efficacité du vaccin AstraZeneca, observée auprès de centaines de milliers de personnes de plus de 55 ans en Écosse. Pour de nombreux pays d’Europe, cela a été une raison suffisante depuis quelques semaines déjà pour utiliser le vaccin dans cette catégorie d’âge.
    Une personne qui a déjà été vaccinée une fois avec le vaccin AstraZeneca peut-elle recevoir une seconde dose avec un autre vaccin ? J'ai déjà reçu la première dose et j'ai un doute sur la deuxième. Existe-t-il une alternative ?

    Nous examinons actuellement les données au Royaume-Uni sur une base presque quotidienne. L’administration de la seconde dose du vaccin AstraZeneca y a commencé en mars. Plus de 1.000.000 de secondes doses du vaccin ont été administrées à ce jour (12/04/2021), dont près de 300.000 à des personnes de moins de 55 ans. Aucun problème n’a été rapporté. Dans deux semaines, des millions de vaccins auront été administrés, et nous disposerons alors de suffisamment d’informations pour décider :

    • d’autoriser l’administration de la seconde dose du vaccin AstraZeneca ; o Il est probable que cela devienne la recommandation, sur la base des données du Royaume-Uni et du mécanisme immunologique d’apparition de ces thromboses rares. • d’attendre éventuellement plus longtemps, jusqu’à ce que nous en sachions plus ; • de passer éventuellement à un autre vaccin ; o Cette information ne sera peut-être pas encore disponible. o L’Allemagne a maintenant commencé à le faire, en s’appuyant sur des preuves scientifiques préalables de son efficacité. o Au Royaume-Uni, une étude est en cours sur l’interchangeabilité de vaccins, mais uniquement chez les personnes âgées. • de ne pas administrer de seconde dose, et éventuellement d’administrer un rappel à l’automne avec un vaccin adapté contre les variants du coronavirus ; • éventuellement, comme à l’heure actuelle, d’accepter, sur la base de la propre initiative, une seconde dose du vaccin AstraZeneca, même si ce n’est pas la recommandation.

    Heureusement, nous avons encore du temps jusqu’au 5 mai, avant de commencer l’administration éventuelle des secondes doses du vaccin AstraZeneca. L’éclairage progressif apportera donc une réponse à la question ci-dessus, y compris pour les personnes de moins de 56 ans.

    Je prends des anticoagulants tous les jours. Puis-je avoir le vaccin AstraZeneca ?
    Si vous prenez des anticoagulants ou si vous avez un faible taux de plaquettes, vous pouvez recevoir n’importe quel vaccin Covid-19. Ce qui compte, c’est que vous poursuiviez votre traitement et que vous continuiez à prendre vos anticoagulants.
    Est-il utile de prendre des anticoagulants avant d'être vacciné avec le vaccin AstraZeneca ?
    Non. Nous le déconseillons même. Vous ne devez rien faire de spécial avant de recevoir n’importe quel vaccin. C’est non seulement la position du Conseil supérieur de la santé de notre pays, mais aussi celle de la Société internationale de thrombose et d’hémostase (ISTH), les experts mondiaux absolus dans ce domaine.
    Je ne suis pas vraiment convaincu par le vaccin AstraZeneca que je vais recevoir la semaine prochaine. Et si je n'y vais pas ? Est-ce que j'ai une chance que ce soit un autre vaccin plus tard ?
    Oui, c’est toujours possible. Mais vous perdrez votre priorité. Si vous n’y allez pas maintenant, votre tour ne reviendra qu’après les groupes à risque. Vous perdrez alors au moins six semaines à deux mois avant de recevoir une autre convocation. Et même dans ce cas, vous n’aurez aucune garantie qu’il s’agira d’un autre vaccin. C’est possible, mais pas certain. Ce qui est certain toutefois, c’est que vous courrez plus longtemps le risque d’être contaminé.
    Je reçois normalement ma première injection du vaccin AstraZeneca début mai et la seconde, début août. Je peux partir en vacances en juillet ?
    En fonction de ce qui est possible en Europe à ce moment-là, vous pouvez également voyager après une seule dose, si vous continuez à respecter les mesures. Cependant, de nombreux pays auront encore une couverture vaccinale relativement faible. Par conséquent, il se peut que vous ne puissiez pas encore faire grand-chose à l’étranger. Le fait de partir en vacances n’est pas non plus une raison valable pour demander un autre vaccin.
    Le vaccin AstraZeneca présente-t-il un risque supplémentaire pour les femmes enceintes ? Elles courent de toute façon plus de risques de thrombose.
    Jusqu’à présent, nous avons toujours répondu par la négative, et nous continuons de le faire. Mais depuis le jeudi 8 avril 2021, le problème ne se pose plus vraiment : il a alors été décidé que les femmes enceintes sont toujours éligibles à tous les vaccins, sauf l’AstraZeneca, compte tenu de la limite d’âge de 56 ans. Donc, si vous êtes enceinte, vous recevrez de toute façon le vaccin Pfizer, Moderna ou Johnson&Johnson.
    Mon mari (57 ans) a un faible taux de plaquettes depuis des années. Est-il donc raisonnable qu’il se fasse vacciner avec le vaccin AstraZeneca ?
    Il en va de même pour les personnes prenant des anticoagulants. Un taux insuffisant de plaquettes n’a aucun effet sur l’efficacité du vaccin, ni sur les éventuels effets secondaires. Le vaccin n’augmente donc pas le risque.
    Votre dossier médical est-il pris en compte lors de l'administration des vaccins ?

    Non. Ce n’est pas nécessaire, car aucune affection n’augmente le risque d’effets secondaires. Ni avec le vaccin AstraZeneca, ni avec les autres vaccins. Ce n’est que si vous souffrez d’une allergie grave que le vaccin ne peut vous être administré.

    De même, pour les personnes recevant un traitement contre le cancer, il n’y a pas de préférence pour un vaccin particulier. Dans chaque cas, il s’agit de vaccins non vivants ayant une efficacité élevée contre la Covid-19 sévère et contre l’hospitalisation liée à la Covid-19, dès 3 semaines après la première injection.

    Les seuls éléments pris en compte sont les suivants : • toute réaction allergique grave aux vaccins dans le passé ; • des réactions allergiques connues à certains composants des vaccins Covid-19.

    Dans les centres de vaccination, on vous demandera si vous prenez des anticoagulants. C’est uniquement lié à la durée pendant laquelle vous devrez appuyer sur le point d’injection pour éviter tout saignement après la vaccination.

    J'ai reçu un courrier pour être vacciné lundi avec le vaccin AstraZeneca. J'ai 20 ans. Que dois-je faire ?
    Pour le moment, le centre de vaccination vous proposera un autre vaccin, essentiellement Pfizer ou Moderna. Il est également possible que votre rendez-vous soit déplacé à un autre moment dans les semaines à venir. La vaccination avec le vaccin AstraZeneca chez les jeunes n’est pas interdite en soi. Si vous souhaitez toujours être vacciné sur la base des informations sur les avantages et les inconvénients, la vaccination peut avoir lieu.
    Je vais régulièrement en Afrique. J'ai lu que le vaccin AstraZeneca n’est pas efficace contre le variant sud-africain du coronavirus. J'ai 63 ans et ce sera bientôt mon tour. Puis-je demander qu'on me donne un autre vaccin ?

Qui reçoit le vaccin et quand ?

    Le vaccin sera-t-il immédiatement disponible pour tout le monde ?
    • Non. Les vaccins seront produits en continu et leur quantité disponible augmentera à mesure qu’ils seront livrés. En prévision de leur production en grandes quantités, plusieurs mesures doivent être prévues pour protéger au mieux les groupes les plus vulnérables et accroître progressivement l’immunité individuelle. (Lire plus loin la question 4 : « Quels sont les groupes prioritaires ? »)
    • Il est actuellement difficile de donner un calendrier précis pour la distribution de ces vaccins. Il est donc crucial que le vaccin soit progressivement disponible pour les groupes prioritaires.
    Quels sont les groupes prioritaires ?

    Afin d’accroître l’immunité de la population et de protéger les personnes les plus vulnérables contre le virus, la vaccination se déroulera en trois phases, en fonction du nombre de doses disponibles.

    GROUPE 1a

    Dans un premier temps, les personnes les plus vulnérables et les plus exposées seront vaccinées.

    • Résidents et employés des centres de soins résidentiels et des institutions de soins collectifs : depuis le début de la pandémie, la COVID-19 a frappé durement les personnes âgées, en particulier celles qui vivent dans des centres de soins résidentiels. Ces personnes seront d’abord vaccinées, puis le personnel qui y travaille (y compris les bénévoles) et enfin les établissements de soins collectifs.
    • Le personnel médical de première ligne et les hôpitaux : ces personnes ont un contact quotidien et étroit avec les patients souffrant de Covid-19. Pour les protéger, elles seront vaccinées en priorité.
    • Les autres membres du personnel des hôpitaux et des services de santé seront ensuite vaccinés, y compris les organisations chargées des activités de prévention, telles que les centres de vaccination et de dépistage du cancer, l’ONE et Kind en Gezin.

    Cette première phase nécessitera une organisation et une infrastructure particulières (températures de stockage extrêmement basses, doses multiples, etc.)

    GROUPE 1b : population vulnérable sans soins médicaux aigus, mais à haut risque

    Dans un deuxième temps, on s’attend à ce que le vaccin devienne plus largement disponible. Il sera alors possible de vacciner des groupes de personnes plus importants. La priorité sera donnée aux personnes, en dehors des hôpitaux, qui sont les plus exposées au risque. Il s’agit des groupes de personnes suivants

    ** Personnes de plus de 65 ans** : les personnes de plus de 65 ans sont la priorité dans cette phase. Si le nombre de vaccins disponibles est suffisant, toutes ces personnes pourront être vaccinées en même temps. Sinon, nous commencerons par les personnes les plus âgées.

    • ** Les personnes âgées de 45 à 65 ans présentant un risque accru** : Par la suite, les personnes âgées de 45 à 65 ans avec des facteurs à risque :
    • Diabète,
    • Hypertension,
    • Troubles chroniques cardiovasculaires, pulmonaires, rénaux et hépatiques, malignités hématologiques jusqu’à 5 ans après le diagnostic,
    • Tous les cancers récents (ou les traitements récents contre le cancer)
    • Obésité (Indice de masse corporelle ≥ 30).

    Voir l’avis du Conseil Supérier de la Santé: https://www.health.belgium.be/fr/avis-9618-la-priorisation-des-groupes-risque-pour-la-vaccination-contre-le-sars-cov-2-phase-ib

    • ** Fonctions critiques** : Dans cette phase, on s’adresse aux personnes qui remplissent une fonction essentielle. Il s’agit d’un groupe limité de services de l’ordre public avec des contacts à haut risque (c’est-à-dire les unités d’intervention de la police).

    GROUPE 2 - population plus large

    Troisièmement, des doses de vaccin seront disponibles en quantité suffisante pour vacciner la population plus largement.

    Dans cette phase, on peut s’attendre à ce que les doses puissent être stockées et administrées comme d’autres vaccins (comme le vaccin contre la grippe).

    Qui figure sur la liste des fonctions critiques?
    Le Conseil supérieur pour la Prévention et la Protection au travail a recommandé de ne pas effectuer de distinction entre les professions. La Conférence interministérielle suit ce conseil. Il n’y aura donc pas de liste de professions essentielles ou à risque. Une exception est faite uniquement pour les forces de police, en l’occurrence les unités d’intervention de terrain. Elles seront vaccinées après les groupes à risque.
    Puis-je recevoir le vaccin si je suis (chroniquement) malade ou infecté?
    • Si vous êtes gravement malade, par exemple en raison d’une infection au coronavirus, il vaut mieux ne pas vous faire vacciner. Il est préférable de reporter la vaccination à deux semaines après votre guérison. En cas de fièvre supérieure à 38,5 °C, la vaccination (également à d’autres vaccins) est reportée jusqu’à ce que la fièvre ait disparu. • Vous êtes infecté par le coronavirus, même sans douleurs ? Vous devriez également reporter la vaccination jusqu’à deux semaines après votre test positif au coronavirus. • Si vous souffrez d’une maladie grave ou de longue durée, la vaccination contre le COVID-19 est fortement recommandée pour vous protéger contre les complications graves dues au COVID-19. Une maladie chronique n’est pas une contre-indication à la vaccination COVID-19. • En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.
    Quel est le critère utilisé pour déterminer la catégorie 65+?
    Les plus de 65 ans sont définis comme toutes les personnes qui ont déjà plus de 65 ans aujourd’hui ou qui auront 65 ans en 2021. L’année, et non la date, de votre naissance détermine donc si vous appartenez au groupe cible des plus de 65 ans. Sont ici concernées les personnes avec ou sans comorbidité ou maladie chronique.
    Je n'appartiens pas à un groupe à risque. Pourquoi devrais-je me faire vacciner?

    • L’infection par COVID-19 peut également être dangereuse pour ceux qui ne font pas partie d’un groupe à risque. Nous avons vu que même des jeunes en bonne santé peuvent tomber gravement malades en raison du virus et développer des symptômes à long terme, comme des lésions pulmonaires ou une fatigue prolongée. Parmi les personnes hospitalisées pour COVID-19, 6 % appartiennent à la tranche d’âge 20-39 ans et 19 % à la tranche d’âge 40-59 ans. Parmi les 25-44 ans, 96 sont décédés à ce jour (février 2021).

    • Les premières données indiquent une réduction de la charge virale chez les personnes vaccinées lorsqu’elles entrent en contact avec le COVID-19. Si vous êtes vacciné et que vous entrez en contact avec le virus, vous êtes non seulement mieux protégé, mais votre charge virale est également plus faible que si vous n’êtes pas vacciné. Cela signifie que vous êtes moins susceptible d’infecter d’autres personnes.

    • Pour une efficacité maximale du vaccin et l’immunité de groupe de la population, 70 à 80 % des Belges devraient être vaccinés. L’immunité de groupe signifie qu’un groupe suffisamment important de personnes a développé une résistance au virus, de telle sorte qu’il ne peut plus circuler ou ne peut circuler que très difficilement. Le virus n’aura ainsi plus la possibilité de se propager en masse et de provoquer une grave épidémie et les mesures de confinement qui vont de pair. Elle protégera également les personnes qui ne peuvent ou ne doivent pas être vaccinées (par exemple, les patients cancéreux en phase aiguë de traitement ou les personnes ayant des antécédents d’allergie grave aux vaccins, de type choc anaphylactique). Si trop peu de personnes sont vaccinées ou si seulement les groupes à risque le sont, le virus continuera à se propager et l’immunité de groupe ne sera pas atteinte, ce qui expose un plus grand nombre de personnes au risque d’être infectées. Cela entraînera à son tour une épidémie et les mesures de confinement associées. Plus le taux de vaccination augmente rapidement, plus vite les mesures peuvent être assouplies. • En outre, l’infection au COVID-19 semble ne conférer qu’une protection temporaire, ce qui ralentit l’immunité de groupe et favorise la prolifération du virus, avec d’éventuels nouveaux variants à la clé.

    Que se passe-t-il si je suis un traitement contre le cancer ou si j'ai eu un cancer?
    Les patients qui ont eu un cancer peuvent se faire vacciner. Si vous suivez un traitement, vous pouvez également être vacciné, mais nous vous recommandons de contacter votre oncologue ou votre médecin traitant pour déterminer le meilleur moment pour la vaccination, afin de maximiser l’efficacité du vaccin.
    Devez-vous être vacciné si vous avez développé la COVID-19 et/ou si vous êtes séropositif ?
    • On ne peut pas confirmer aujourd’hui qu’une personne qui a déjà été en contact avec la COVID-19 reste immunisée contre la maladie.
    • Des réinfections ont malheureusement été signalées et il n’est pas possible de dire aujourd’hui si et combien de temps on reste immunisé après avoir été infecté.
    • La vaccination n’est pas une obligation, mais elle permet de se protéger et de protéger les autres. Les vaccins développent le système immunitaire au cas où l’infection se (re)produisait. De cette façon, le corps et le système immunitaire sont préparés à l’éventualité d’une (nouvelle) attaque du virus.
    • Il est également pratiquement impossible de savoir, avant le lancement de la vaccination, si chaque personne possède, dans son sang, des anticorps contre la COVID-19.
    • La phase 3 des essais cliniques inclut de larges groupes-cibles, dont des personnes séropositives. Des analyses propres à chaque groupes seront proposées et évaluées en détail par les instances de régulation. * Dans la phase 3 des essais de Pfizer et de Moderna, des personnes positives à la COVID-19 ont également été incluses, avec un profil d’effets secondaires comparable à celui de participants négatifs à la COVID-19.
    Je suis aide-soignant, stagiaire ou assistant PAB. Quand serai-je vacciné ?
    Si vous travaillez comme aide-soignant, stagiaire ou assistant PAB dans un établissement de soins de santé, vous pouvez être vacciné alorsque viendra le tour du personnel soignant de l’établissement. Si vous travaillez à titre privé comme aide-soignant ou assistant PAB, vous serez vacciné en même temps que le reste de la population, en fonction de votre âge ou du risque.
    Mon parent est hospitalisé dans un établissement de soins et est en incapacité. Dois-je donner une autorisation ?

    Pour une personne en incapacité, le consentement doit être demandé comme pour les autres vaccinations à l’une des personnes suivantes :

    • le titulaire d’une procuration
    • le représentant légal (si le titulaire de la procuration n’est pas disponible)
    • le médecin traitant (si aucun des éléments ci-dessus n’est disponible)
    • le médecin coordinateur et consultant (si aucune des personnes ci-dessus n’est disponible).

    La décision du résident ou de son représentant doit être consignée dans le dossier de soins du résident, ainsi que la date et la manière dont le consentement a été donné. Ce n’est que si le consentement verbal d’une personne autorisée ne peut être consigné avec certitude dans le dossier de soins (par exemple, en cas de désaccord familial) qu’il est recommandé de fournir le consentement par écrit.

    Pourquoi la Belgique a-t-elle opté pour un démarrage plus lent ?
    Quels personnes ne devraient pas recevoir de vaccin en raison de leur état de santé?

    aucune, sauf :

    • les personnes ayant des antécédents de choc anaphylactique à l’un des composants du vaccin ;
    • les personnes allergiques aux ingrédients du vaccin ;
    • les personnes souffrant d’une maladie aiguë (par exemple, une fièvre supérieure à 38 °C). L’allaitement maternel ou la grossese ne sont pas de raisons pour ne pas se faire vacciner.
    Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?
    Aucune donnée n’est disponible sur la vaccination des enfants. Certaines études de phase 3 ont été menées à partir de 16 ans et le vaccin Pfizer-BioNTech peut donc être administré à partir de 16 ans. De nouvelles études sont en cours dans des groupes d’âge plus jeunes, de telle sorte que nous disposerons de données suffisantes pour formuler une recommandation sur la vaccination des enfants d’ici au second semestre 2021.
    Je donne du sang, du plasma ou des plaquettes. Puis-je être vacciné(e) avec le vaccin contre le coronavirus?

    Le don de sang, de plasma et de plaquettes n’est pas une contre-indication à la vaccination contre le coronavirus. Avant votre rendez-vous, informez-vous auprès de la Croix-Rouge sur l’intervalle à respecter entre la vaccination et le don de sang.

    Pour plus d’informations : https://www.rodekruis.be/fr/actualites/puis-je-faire-un-don-apres-avoir-ete-vaccine-contre-le-covid-19-/

    Dans quels cas la vaccinationd doit-elle être reportée?
    • Si vous présentez des symptômes de maladie avec ou sans fièvre (>38,5 °C). Vous pouvez être vacciné après votre guérison (pour la maladie COVID-19, voir ci-dessous). • Si vous avez une infection COVID-19 ou si vous avez été testé positif au COVID-19. Vous pouvez être vacciné à partir du 14e jour qui suit votre guérison ou du 14e jour qui suit un test PCR positif, dans le cas d’une infection asymptomatique. • Si vous êtes en quarantaine. La vaccination sera retardée jusqu’à la fin de la période de quarantaine. • Si vous avez subi une forme grave de COVID-19 et avez été traité avec une forte dose de corticoïdes systémiques. Il convient alors de retarder la vaccination jusqu’à ce que les corticoïdes aient été interrompus pendant au moins 4 semaines, car ces corticoïdes inhibent la réponse immunitaire. • Si vous avez subi une forme grave de COVID-19 et avez été traité avec des anticorps monoclonaux anti-COVID-19 ou du plasma avec des anticorps anti-COVID-19 (immunité passive). Dans ce cas, vous devez respecter une pause de 2 à 3 mois après le traitement en raison d’une éventuelle réponse immunitaire insuffisante due aux anticorps circulants. • Une intervention médicale planifiée sous anesthésie générale peut être un motif de report de la vaccination. Un intervalle minimum de 48 heures entre la vaccination et l’anesthésie est recommandé. Aucun intervalle n’est nécessaire après une anesthésie générale.
    Dans quels cas une vigilance accrue en matière de vaccination est-elle indiquée?
    • La prudence est conseillée aux personnes souffrant d’asthme non contrôlé ou de mastocytose systémique. Elles présentent, en effet, un risque plus élevé de réaction allergique grave et il est donc recommandé que le médecin traitant examine si la vaccination (au centre de vaccination) peut être effectuée en toute sécurité. Si ces personnes sont vaccinées, elles doivent rester sous surveillance médicale pendant 30 minutes après la vaccination. • Chez les personnes épileptiques, la vaccination ou la fièvre après la vaccination peut déclencher des convulsions. • En cas de tendance accrue aux saignements innés ou acquis (par les médicaments), des précautions doivent être prises pour la vaccination intramusculaire en raison d’un risque accru de saignement musculaire. Les vaccins COVID-19 ne peuvent pas être administrés par voie sous-cutanée, car on ignore s’ils sont efficaces lorsqu’ils sont injectés de cette façon. En cas d’administration par voie intramusculaire, le point d’injection doit être bien marqué au moins 2'. • En cas de lymphœdème dans le bras, le vaccin est administré du côté qui n’est pas affecté. Si un lymphœdème est présent aux deux bras, le vaccin est administré dans le muscle antérolatéral de la cuisse.
    Qui décide si vous ne pouvez pas (ou plus) décider vous-même et si vous êtes donc en incapacité mentale?

    En principe, chacun est libre de choisir de se faire vacciner ou pas. Le médecin traitant détermine qu’une personne est incapable de prendre elle-même la décision de se faire vacciner. Dans la loi relative aux droits des patients, un classement a été établi si vous ne pouvez pas décider par vous-même.

    1. Un représentant que vous avez désigné. Vous pouvez désigner un représentant au préalable. Si vous devenez incapable de décider, cette personne décidera à votre place des traitements médicaux, notamment les vaccinations.

    2. Si vous n’avez pas désigné de représentant : un administrateur.Le juge de paix vous attribue un administrateur si vous ne pouvez plus disposer vous-même de vos biens ou de votre personne. Si vous avez un administrateur, c’est lui qui décide normalement de vos droits de patient. Il doit cependant être explicitement habilité à le faire par le juge de paix. Si c’est le cas, il peut décider de votre vaccination.

    3. Si vous n’avez pas d’administrateur, ce sont les membres de votre famille qui décideront. Ils ne décident pas tous ensemble, mais dans cet ordre de préséance :

    votre époux/épouse avec qui vous cohabitez ou le conjoint avec lequel vous cohabitez légalement ou de facto ; un enfant adulte (s’il n’y a pas de conjoint ou s’il ne souhaite pas intervenir) ; un parent (s’il n’y a pas d’enfant adulte ou s’il ne souhaite pas intervenir) ; vos frères ou sœurs adultes (s’il n’y a pas de parents ou s’ils ne souhaitent pas intervenir).

    4.Si vous n’avez pas non plus de famille, c’est le professionnel concerné, par exemple votre médecin traitant, qui statuera. Il se concertera d’abord avec une équipe pluridisciplinaire.

    5.En cas de conflit entre plusieurs membres de la famille de même rang (par exemple, 2 enfants adultes), il est impossible de désigner un représentant. Dans ce cas, le prestataire de soins de santé concerné peut également prendre la décision nécessaire dans l’intérêt du patient. Là aussi, il se concertera avec l’équipe pluridisciplinaire.

    Enfin, le professionnel concerné peut également s’écarter de la décision prise par le représentant désigné selon le précédent système en cascade. Le professionnel concerné peut le faire pour protéger votre vie ou s’il existe un risque que votre santé soit gravement affectée par la décision. Toutefois, le professionnel concerné, par exemple votre médecin généraliste, devra d’abord se concerter avec une équipe pluridisciplinaire. Cette décision sera toujours consignée dans le dossier du patient. Si vous avez désigné un représentant et lui avez donné des instructions explicites pour prendre une certaine décision, par exemple refuser une vaccination, cette décision ne peut être « contournée ». Même si vous êtes en incapacité, vous serez impliqué autant que possible dans les décisions concernant votre santé.

Le vaccin en pratique

    Comment savoir où et quand se faire vacciner ?
    Le moment venu, vous recevrez une invitation personnelle à vous faire vacciner. Par SMS, lettre ou courrier. Vous aurez la possibilité de confirmer, de refuser ou de reporter le rendez-vous. Cette invitation vous indiquera également où aura lieu votre vaccination. Et si vous ne pouvez pas vous y rendre pour une raison valable, nous avons également des équipes mobiles qui vaccinent à domicile.
    Puis-je me faire vacciner chez mon médecin traitant ?
    • Différents scénarios sont actuellement sur la table. Pour la phase 1a, qui concerne la vaccination des résidents et du personnel des maisons de repos et de soins (MRS), le personnel hospitalier et les professionnels de la santé de première ligne (médecins traitants, kinésithérapeutes, infirmières à domicile, pharmaciens, …), un système centralisé est privilégié. Il en va de même pour la phase 1b qui porte sur la vaccination des plus de 65 ans et des personnes de 45 à 65 ans avec comorbidités, pour autant qu’elles soient en mesure de se déplacer. Dans les phases 1b et 2, il est également possible que l’on combine un système centralisé et un système décentralisé, dans lequel les médecins traitants seraient impliqués de manière progressive.
    • Les 2 raisons principales qui justifient le recours à un système centralisé sont
      • d’une part, les exigences spécifiques liées au stockage du vaccin, telle qu’une (très) basse température
      • d’autre part, le conditionnement multi-doses de certains vaccins lors de leur livraison. Cela signifie que plusieurs centaines de vaccins doivent être administrés de manière groupée dans un laps de temps relativement court.
    • Comme dans un certain nombre de pays voisins, en particulier l’Allemagne, les Pays-Bas et la France, nous allons mettre en œuvre la stratégie de vaccination de la manière la plus efficace et la plus contrôlée possible. Les structures existantes, telles que les hôpitaux et les centres de vaccination, seront utilisées au maximum. Une distinction est faite entre la phase 1a avec l’administration centralisée de la vaccination aux groupes cibles hautement prioritaires et la phase 1b avec l’élargissement des groupes cibles et la disponibilité accrue des vaccins.
    • Ce n’est que dans la phase 2 que l’on peut parler d’une vaccination généralisée, y compris pour les groupes à faible risque. Le début de chaque phase est déterminé par la disponibilité et les caractéristiques du vaccin et les conséquences qui en découlent en termes de distribution.
    Comment les vaccins sont-ils distribués sur le plan logistique ?
    Le groupe de travail sur l’opérationnalisation de la stratégie de vaccination COVID-19 est en train d’élaborer une stratégie de vaccination en consultation avec les Communautés . Cette stratégie peut être consultée via le lien suivant: https://d34j62pglfm3rr.cloudfront.net/downloads/Note_TF_Strategy_Vaccination_FR_0312_post_press.pdf
    Un centre de vaccination sera-t-il mis en place dans ma commune ?
    Ce point sera discuté avec les entités fédérées. En Flandre, il s’agira des ELZ (zones de première ligne). Cela ne concernera que la phase 1b, lorsque nous pourrons vacciner à plus grande échelle. Il est actuellement difficile d’estimer quand exactement nous pourrons commencer la phase 1b en raison des incertitudes concernant les livraisons. Il n’est pas encore possible d’estimer quand la phase 2 pourra démarrer .
    Où les vaccins sont-ils stockés ?
    Les vaccins seront stockés de manière centralisée, sous haute sécurité, dans 41 HUB hospitaliers et centres de vaccination du pays. La localisation exacte ne peut être communiquée pour des raisons de sécurité. Comme les premiers vaccins doivent être conservés à très basse température, des systèmes de réfrigération appropriés seront prévus à cet effet.
    Les vaccins sont-ils stockés et transportés en toute sécurité ?
    Au sein de la cellule logistique, tout est mis en œuvre pour sécuriser le stockage des vaccins, tant en termes de durée de conservation (conteneurs réfrigérés) que sur le plan de la sécurité civile. Une coopération avec la police sera notamment mise en place, avec des codes et procédures de sécurité.
    Je suis moins mobile. Comment et où puis-je me faire vacciner ?
    Pour les personnes moins mobiles, nous travaillons avec les autorités locales pour trouver des solutions. Pensez par exemple à des équipes mobiles ou à une option taxi. La manière exacte dont cela sera fait sera clarifiée dès que possible.

Et après la vaccination?

    Dois-je me faire vacciner contre la COVID-19 chaque année ?
    • Malheureusement, aucune réponse concrète ne peut encore être donnée aujourd’hui. La question est toujours à l’étude.
    • La durée de la protection sera analysée dans les études de la phase 3 sur les volontaires vaccinés et dans la pratique.
    Puis-je encore avoir la COVID-19 après avoir été vacciné ?
    Étant donné que l’on ne vérifie pas au moment de la vaccination si une personne a déjà été infectée, il est donc possible que l’infection se manifeste peu de temps après la première vaccination. Cela est dû au fait que la personne vaccinée était déjà infectée au moment de la vaccination, mais ne présentait aucun symptôme. En outre, comme pour les autres vaccins, il faut environ 14 jours avant que notre système immunitaire soit suffisamment stimulé par le premier vaccin. Si nous sommes exposés au virus peu de temps après la première vaccination, l’infection peut quand même se produire.
    Après avoir été vacciné, suis-je immédiatement protégé ?
    • Après une vaccination, il faut 10 à 14 jours avant que l’organisme commence à produire des anticorps. Par conséquent, si vous êtes exposé au virus pendant cette période, votre système immunitaire n’a pas encore été suffisamment stimulé par le vaccin et vous pouvez encore être infecté. Deux semaines après la première vaccination, la résistance s’élève à environ 90 %, elle progressera à 95 % après la deuxième vaccination. Dans l’intervalle, il est très important de continuer à respecter les mesures de protection (distance, port du masque, lavage des mains, aération suffisante des pièces, etc.).
    • Même les personnes entièrement vaccinées doivent continuer à respecter les mesures. Cela prendra du temps avant qu’un nombre suffisant de personnes soient vaccinées et que l’on atteigne ainsi une immunité de groupe.
    • Comme d’autres vaccins, le vaccin COVID-19 n’offre pas une protection à 100 %, même après deux doses.
    • Comme nous ne vérifions pas si vous êtes porteur du virus au moment de la vaccination, il est possible que vous ayez déjà été infecté au moment de la vaccination, que vous deveniez positif au COVID-19 peu après la première vaccination et que vous tombiez éventuellement malade. Cela s’explique par le fait que vous étiez encore en période d’incubation au moment de la vaccination.
    Puis-je encore infecter d'autres personnes si je suis vacciné ?
    Les résultats des études de la phase 3 montrent que les vaccins COVID-19 protègent contre l’infection (confirmée par un test PCR) et contre la maladie et ses complications. La question de savoir si une personne vaccinée est moins susceptible d’infecter d’autres personnes fait toujours l’objet de recherches supplémentaires. Sur la base d’expériences menées sur des singes, la vaccination semble avoir une influence sur le nombre de jours pendant lesquels une personne est contagieuse. En outre, en influant sur les symptomes tels que les éternuements et la toux, elle aura également un effet sur la transmission.
    Puis-je reprendre une vie normale une fois que j'ai été vacciné ?
    Dès qu’un taux de vaccination suffisamment élevé sera atteint parmi les groupes à haut risque et que la pression sur le système de soins de santé sera réduite, certaines modifications seront apportées aux mesures de sécurité. Mais pour l’instant, vous devez continuer à suivre les règles Corona en vugueur, à la fois pour votre propre sécurité et pour celle des autres. Tout particulièrement si vous n’appartenez pas à un groupe à risque mais que vous entrez en contact avec des personnes à risque.
    Vais-je devoir prouver que j'ai été vacciné pour pouvoir reprendre mes activités normales ?
    Actuellement, il n’existe pas d’accord sur la nécessité d’avoir un certificat de vaccination pour effectuer certaines activités, comme les voyages.

Aider en tant que bénévole

Vous souhaitez apporter votre aide en tant que soignant bénévole dans un centre de vaccination ? Les étudiants et les retraités sont également les bienvenus !

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